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UNE LAURÉATE DANS UN CONCOURS NATIONAL D’ÉCRITURE!

Dans le cadre du concours Français pour l’avenir, Frédérique Heppell, élève de 5e secondaire, a remporté une bourse de 8 000$ en frais de scolaire à l’ Université de Montréal.

Nous vous invitons à lire son texte ci-dessous.

 

Le bien-être des élèves, une cause perdue ?

 

« État de satisfaction du corps ou de l’esprit », c’est ce que dit le dictionnaire du terme « bien-être ». C’est une définition qui correspond, selon moi, à une minorité des élèves du secondaire de nos jours. Eh bien, si je ne faisais face à aucune restriction et que je détenais tout le temps, le matériel ainsi que l’argent nécessaires, il va sans dire que je ferais bien des changements pour augmenter le bonheur des élèves. À mon avis, les améliorations qui auraient le plus d’impact dans la vie des jeunes seraient la diminution du stress et de la pression qu’on nous impose, la diversification de notre éducation et des écoles secondaires ainsi qu’une plus grande séparation entre notre vie personnelle et notre vie scolaire.

Pour commencer, quelques modifications dans les horaires seraient de mise. En effet, je débuterais par remettre en place les cours d’économie familiale. Ceux-ci permettaient aux élèves de se faire une bonne idée du monde adulte et de la manière de s’y préparer. Ils étaient également en partie manuels, ce qui nous permettrait de dépenser un minimum d’énergie et d’avoir une concentration plus aiguë dans nos autres cours de la journée. Je crois que des leçons de cuisine et de gestion de logement et d’argent nous enlèveraient un énorme poids quant à notre futur, car nous n’aurions pas l’impression de nous jeter dans l’inconnu. Cette baisse de stress augmenterait grandement le bien-être des élèves, principalement ceux de quatrième et de cinquième secondaire. J’ajouterais également quelques cours d’éducation physique à l’horaire puisque ceux-ci permettent de canaliser le stress dans l’activité effectuée et prédisposent le corps et l’esprit au travail intellectuel.

Deuxièmement, un des principaux problèmes des élèves, de nos jours, est que nous ne faisons plus la différence entre notre vie personnelle et notre vie scolaire tant cette dernière empiète sur l’autre. Nous avons l’impression de perdre notre temps à l’école dans des cours de soixante minutes qui auraient facilement pu en prendre vingt, mais une fois à la maison, nous sommes submergés par un tsunami de devoirs et d’étude. Cette situation m’amène à me demander : « Mais où est l’équilibre ? ». La vérité ? Il n’y en a pas. Du temps alloué à l’étude et aux devoirs dans l’horaire ne serait donc pas de refus. En gardant une majorité des travaux scolaires à l’école, cela nous permettrait à nous, les élèves, d’être sujets à moins de stress et ainsi d’être plus heureux.

Troisièmement, je trouve que la majorité des établissements scolaires n’incitent pas les jeunes à vouloir venir à l’école. Sérieusement, pourquoi les classes sont-elles toutes peintes de couleurs mornes et sans vie? On se croirait presque dans des corridors d’hôpitaux ! Tout le monde le sait, plus il y a de couleurs, plus il y a de joie. Alors, appliquons ce concept aux écoles secondaires. Il serait favorable non seulement aux étudiants, mais aux membres du personnel également. De plus, le cerveau, pour rester captivé, a besoin de diversité. Je recommanderais donc d’incorporer plus de conférences éducatives et de sorties dans des lieux historiques pour briser notre horaire répétitif. D’ailleurs, de plus en plus d’écoles québécoises font des efforts afin de diversifier l’éducation de leurs élèves. En aménageant des classes extérieures, par exemple. Elles brisent la routine des jeunes et les poussent à mieux écouter tout en profitant de l’air frais qui favorise une meilleure concentration. Pour ce qui est des cours eux-mêmes, je me suis toujours demandé pourquoi les enseignants suivaient leur plan de cours comme si leur vie en dépendait. J’ai effectué un petit sondage auprès des membres de ma classe et nous étions tous en accord sur un point : les cours deviennent réellement intéressants lorsqu’ils dérapent et qu’on pose des questions poussées à l’enseignant même si celles-ci n’ont pas nécessairement de lien avec la matière. Ce ne sont pas seulement les moments les plus intéressants, mais ce sont aussi ceux qui sont le plus éducatifs. Ils nous donnent l’impression que nous apprenons pour le plaisir et non pour un examen à venir. N’est-ce pas le premier but de l’école après tout ?

Pour conclure, je crois réellement que des solutions plutôt simples comme celles-ci pourraient faire une différence dans la vie des élèves et dans la perception qu’ils ont de l’école. Il ne reste plus qu’à les mettre en action !

Frédérique Heppell